Juste avant de venir m’installer à Taïwan, j’ai fait un tour rapide sur le net pour voir un peu ce qu’il se disait sur le pays. Bien que lisant la plupart des sites en diagonale, l’expression « maisons japonaises » rencontrées sur le blog de Sabrina m’avait bien entendu tout de suite interpelé. Quelques mois plus tard, me voilà avec une journée pas si mauvaise au niveau de la météo et c’est tout naturellement que l’évocation de ce quartier près de Guting me revient en mémoire. Quelques mots clés et recherches plus tard, je retrouve l’article de Sabrina, plus quelques autres pages qui semblent toutes pointer vers le même endroit : la rue de Qingtian et ses contre-allées (青田街).

Un patrimoine historique et naturel en danger

N’ayant que peu de sources que je sois à même de comprendre, je ne me permettrais certainement pas de retracer l’historique et les différentes controverses qui ont secoué le quartier de Qingtian. Pour vous donner une idée, ce voisinage se trouve au milieu de Da’an, un quartier où le mètre-carré est l’un (le ?) des plus chers de toute l’île. Comparez la rentabilité d’un immeuble de plusieurs étages et celle d’une maison japonaise de plain-pied, qui plus est avec jardin, et vous comprendrez les pressions financières qui peuvent être en jeu. Pour plus de détails, l’article Les maisons japonaises de Taipei : l’héritage vert en français me semble être parfaitement bien documenté et mérite très certainement la (longue) lecture si le sujet vous intéresse. Vous trouverez également d’autres références et articles en anglais dans la section Infos pratiques ci-dessous.

Une bulle de sérénité végétale dans la jungle urbaine

Si la météo n’a finalement pas été aussi clémente que je l’espérais, on ne peut vraiment pas dire que je regrette le déplacement. Certes, la plupart des maisons japonaises sont cloîtrées dans des enceintes de béton dégueulant bien souvent du barbelé à n’en plus finir, mais cela ne fait qu’ajouter à leur charme tant chaque détail de vie volé se gagne par une observation minutieuse et une nonchalance forcée mais tellement agréable. La nature et les arbres sont omniprésents. On en vient à se demander si c’est le béton qui écrase peu à peu la végétation, ou si c’est celle-ci qui se venge en étendant son étreinte aux bâtiments plus modernes. Le quartier est cependant loin de tomber en ruine et différents commerces s’y sont installés, rénovant parfois certaines des vieilles demeures nippones : cafés, restaurants, salles d’exposition, magasins de bonsaïs,… Qingtian a une vie propre, au rythme lent et délicat, et ce serait bien dommage en effet de voir une telle bulle de sérénité disparaître.

[toggle title= »Infos pratiques – Références – Plan » state= »open »]● Horaires : accès libre
Tarifs : accès libre
Accès : prendre la sortie 5 de la station MRT de Guting 古亭站 et aller tout droit jusqu’à passer devant le campus de l’université Shida (NTNU) ; la rue de Qingtian est la troisième sur la gauche après le campus. Il y a cependant des maisons un peu partout dans le quartier et je ne peux que vous conseiller de vous perdre dans le coin avec comme point de repère central le campus. 😉
Liens utiles et références : Les maisons japonaises de Taipei : l’héritage vert par Tsai Wen-ting (fr) – Conservation of Historic Districts par Su-yi Lin (en) – Merci au blog Sabrina à Taïwan pour m’avoir mis sur la piste de ce coin 😉

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Date des clichés : 2013/04/03 – Objectifs et Apn : Lumix 7-14mm et 12-35mm sur Olympus OM-D E-M5


2 réponses

  1. Sympa ce quartier ! Je n’ai pas pris le temps d’y aller quand j’étais à Taipei. La balade doit être vraiment chouette.

    1. Ce n’est peut-être pas un indispensable (si tant est que de tels lieux existent) mais ça vaut le détour pour peu qu’on aime ce genre d’endroit. Depuis, j’ai repéré d’autres maisons à côté d’une autre université. Va falloir que je me renseigne.

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