Quand on aime se balader au Japon, des temples et des sanctuaires, on en voit beaucoup. Et il faut bien avouer qu’on n’y fait plus forcément très attention, particulièrement quand la fatigue s’en mêle. Il y a pourtant de ces lieux qu’on apprécie dans n’importe quelles conditions et auxquels même le plus blasé des visiteurs ne peut rester insensible. Le Tôdaiji de Nara est sans conteste de ceux-là…

La première fois que je m’y suis rendu, il y a deux ans de cela, j’étais vraiment impatient de découvrir le Daibutsu qu’il abrite. Grand fan de celui de Kamakura, j’avais vraiment hâte de voir ce que pouvait donner une statue plus grande encore, qui plus est en intérieur.

Malheureusement, sans aller jusqu’à dire avoir été déçu, c’est plutôt tout ce qui entoure le géant de cuivre qui a retenu mon attention. Je ne sais pas si c’est le fait qu’il soit en intérieur justement, mais j’ai été beaucoup plus impressionné par l’immense hall lui servant de demeure que par le Daibutsu en lui-même. Il faut dire que ce hall est la plus grande construction en bois du monde et on a du mal à imaginer qu’il ne fait, à l’heure actuelle, que les 2/3 de sa taille d’origine.

J’ai également beaucoup apprécié les gardiens se trouvant en retrait de chaque côté du Bouddha. Outre leur taille démesurée, la finesse du travail du bois est remarquable : détails de l’armure, replis des tissus, traits du visage,… ce sont des divinités au rôle de garde du corps et on ne peut pas l’oublier.

Ce soucis du détail se retrouve également sur les pétales de la fleur de lotus servant de trône au Daibutsu : des dizaines de Bodisatvas ciselés dans le cuivre font écho à ceux sculptés en bois, qui constituent l’auréole dorée du géant.

Vous l’aurez compris le plus grand Daibutsu du Japon vaut bien entendu le détour. À mes yeux, il se fait cependant voler la vedette par tout ce beau monde qui l’entoure, sa taille s’effaçant même sous le poids de l’incroyable bâtisse qui l’abrite. Un endroit incroyablement touristique certes, mais qui reste incontournable quand on passe dans la région.

Voyage dans le Kansai (03/2008) : Himeji-jô => Kôko-en => Nara le soir => Nijôjô de nuit => Nara : l’envers du décor => Tôdaiji => Quartier de Zôshichô => Wakakusa-yama => Uguisu-no-taki => En arpentant Kasuga-yama (fin)

Infos pratiques

Horaires : de 7h30 à 17h30 d’avril à septembre ; de 8h à 16h30 le reste de l’année (sujet à variations donc j’ai préféré mettre des horaires sûr)
Tarifs : adultes – 500 yens; enfants – 300 yens
Accès : si vous ne souhaitez pas marcher, depuis les gares JR ou Kintetsu de Nara, prendre un bus jusqu’à l’arrêt Daibutsu-den Kasuga Taisha Mae (aucun numéro de bus n’est indiqué sur le site officiel)
Liens utiles et références : page internet (japonais) – Brochure JNTO (anglais)


2 responses

  1. Julien Avatar
    Julien

    Salut !

    Je suis tout à fait d’accord avec toi, à force de voir des temples en tout genres, tu n’est plus aussi impressioné. Lors de mon voyage au Japon, je suis d’abord partit visiter Nikko et Kyoto avant d’aller à Nara et vu que Nikko est assez exceptionnel et que Kyoto détient plus de temple que de convini (enfin pas loin !) je m’ennuyais un peu à Nara mais le Todai-ji m’a vraiment scotché.

    Je n’ai pas encore eu la curiosité de fouiller tout ton blog pour voir ce que tu as vu et/ou vécu (ah le japon…) mais sache que c’est un beau travail, trés lisible et explicite.

    Je voulais te demander, vu que tu est sur place, comment se comporte le pays face à la crise ? Les gens se sert la ceinture ou tout roule normalement ? Je demande car je pense retourner au Japon et cette fois pour essayer de bosser là-bas.

    J’ai fait un blog pour que la famille et les amis puissent suivre à l’époque mon voyage, il y a quelques photos sympas et tu trouveras mon mail à la fin du message du 25 janvier intitulé “La vadrouille”.
    http://enviedebouger.canalblog.com/

    A+

  2. Désolé pour la réponse tardive : je n’ai pas eu une minute à moi. >_< Tu as l’air d’avoir pas mal parcouru le Japon dis-moi ! J’ai notamment bien aimé le voyage à Okinawa en bateau depuis Kyûshû : ça devait être assez mémorable ! Niveau crise, je ne suis pas assez renseigné pour pouvoir bien en parler, d’autant plus que les retombées sont à venir je pense. 😉

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