Situé sous l’aile droite du “Héron blanc” qui lui fait malheureusement trop souvent de l’ombre, le jardin Kôko-en mérite tout de même de figurer dans un itinéraire passant par Himeji. Certes, comparé à son voisin, c’est un jeunot moderne, mais il n’en reste pas moins très agréable et constitue une excellente pause pour se revigorer après avoir arpenté les couloirs du château…

Je ne vous cacherai cependant pas que j’ai bien hésité avant d’y entrer. La fatigue et la faim – surtout la faim d’ailleurs – se faisaient sentir et je n’avais qu’une envie, c’était de me poser quelque part, les guibolles au repos et les baguettes au travail. C’est au beau milieu de ces considérations hautement philosophiques que le jardin remporta la mise de mon dilemme cornélien en sortant, sans retenue aucune, deux atouts de poids : très peu de visiteurs à l’horizon et un restaurant donnant sur le premier des neuf jardins qui constituent l’ensemble appelé Kôko-en.

Ne faisant ni une, ni deux, me voilà donc parti dans une petite visite qui commença par une dégustation de congre grillé – la spécialité d’Himeji – dont je ne ferai d’ailleurs pas de fiche gourmet car je n’en garde que très peu de souvenirs, si ce n’est que le service m’a déçu. Que voulez-vous, on prend de mauvaises habitudes à habiter trop longtemps au Japon… Mais revenons-en à nos jardins qui sont donc au nombre de neuf, tous dans des styles différents, ce qui fait de manière assez évidente toute la force de Kôko-en : avec un choix pareil, on a peu de chances d’être totalement déçu et la variété des agencements évite tout monotonie, notamment – surtout ? – celle due à la fatigue, cette fameuse lassitude qui vous ferait critiquer le plus charmant des endroits pour peu que vous en ayez vu une bonne dizaine de semblables auparavant.

Coup de cœur ? Non, je n’irai pas jusque là, mais placé juste après une visite matinale de Himeji-jô, Kôko-en représente très certainement la meilleure étape qui soit pour profiter de sa pause déjeuner. 😉

Voyage dans le Kansai (03/2008) : Himeji-jô => Kôko-en => Nara le soir => Nijôjô de nuit => Nara : l’envers du décor => Tôdaiji => Quartier de Zôshichô => Wakakusa-yama => Uguisu-no-taki => En arpentant Kasuga-yama (fin)

Infos pratiques

  • Horaires : de 09h00 à 17h00, fermé du 29 au 31 décembre
  • Tarifs : adultes – 300 yens, enfants – 150 yens
  • Accès : en venant de la gare de Himeji, longer l’enceinte du château par la gauche lorsqu’on se retrouve face à la porte principale de ce dernier, Kôko-en se trouve un peu plus loin dans le prolongement
  • Liens utiles et références : page internet (japonaisanglais)

5 responses

  1. Valou Avatar

    Il a vraiment l’air très joli ce jardin en effet. Dommage que l’on ne s’y soit pas arrêté.
    J’aime bien les jardins comme cela car c’est en général à ces endroits que l’on peut enfin respirer un peu et être éloigné de la foule de touristes ou de gens tout simplement.

    A prévoir dans notre futur retour au Japon ; ) mais bon c’est pas pour de suite car d’autres projets nous prennent bcp de temps en ce moment

  2. Si vous repassez par Himeji, oui, pourquoi pas. Mais je ne pense pas que cela vaille le coup de faire un détour juste pour ce jardin. Enfin bon, ça reste très subjectif tout ça hein. 😉

  3. J’ai beaucoup apprécié ce jardin pour ma part. Le concept est assez intéressant, avec un grand nombre de différents jardins de l’époque Edo qui sont rassemblés. C’est un bon moyen de s’initier aux plaisirs des jardins japonais, et vu que c’est situé juste à côté du château, le détour vaut le coup.
    J’en ai fait un petit article sur mon blog : http://experience-japon.over-blog.com/article-33312544.html

  4. Chen Jie Avatar
    Chen Jie

    Bon, je lui ferai signe de loin en passant en shinkansen, car Himeji étant en partie en restauration, on a décidé de faire l’impasse et du coup de monter vers Matsumoto pour se venger!

    Mais ça fait rêver… sniff! Je reviendrai rien que pour lui en 2014, nah!

  5. C’est dommage de ne pas pouvoir le voir en effet, mais heureusement que vous êtes au courant de sa restauration. Quel choc de faire le déplacement pour “rien” ! @_@

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