Il vous faudra prendre un bus depuis la station de Tôya (ci-dessus) pour atteindre le complexe de Tôyako Onsen (sources d’eau chaude) et le lac Tôyako adjacent.

Les abords du lac sont absolument parfaits pour une longue promenade à vélo ou à pied. Aires de pique-nique, activités nautiques (scooter des mers, monoski,…),… tout est présent pour satisfaire vos instincts de touristes et vous délester de quelques yens trop encombrants.

Surplombant le lac avec ses jets de vapeur, une autre curiosité locale est le volcan Shôwa Shinzan (昭和新山). Ce-dernier a la particularité d’être un nouveau-né. Il est en effet apparu en 1943 au beau milieu d’un champ ! Ce limitant a un petit monticule, il n’a cessé de grandir pendant les deux années suivantes pour atteindre sa forme actuelle. Le papa de cette progéniture capricieuse est le non moins turbulent mont Usu, un volcan des plus actifs situés non loin de là.

Sa dernière éruption date de mars 2000 et ne se limita heureusement qu’à une imposante colonne de vapeur, accompagnée d’autrement plus dangereuses projections de roches de toutes tailles. Les conséquences furent cependant bien moindres que pour son réveil de 1977, où il recouvrit le complexe de Tôyako Onsen de cendres, avec bien évidemment son lot de tremblements de terre. On peut voir des photos et documents de ces événements au Volcano Science Museum (photos ci-dessus) : 600 yens l’entrée, à réserver aux fans de volcans…

Les alentours du mont Usu ont été préservés en l’état, à des fins éducatives (et sûrement touristiques 😉 ). C’est donc un petit avant-goût d’Apocalypse qui s’offre aux visiteurs désireux de braver les émanations chargées de soufre de ce volcan décidément encore bien actif.

Voici une petite sélection de clichés qui montrent à quel point la force exercée lors d’un tremblement de terre est puissante. Rien ne résiste : acier, béton armé, tôles,… tout est déformé, concassé, broyé !

Ci-dessous, les différents cratères du mont Usu, difficilement discernables entre le temps couvert et les émanations perpétuelles de vapeur. Il vous faudra donc beaucoup de chance si vous voulez avoir une vue dégagée de l’ensemble.

Il n’empêche que le site et les habitants du coin vivent grâce au tourisme. Vous aurez donc encore droit aux habituelles boutiques et snacks pour vous restaurer entre deux bouffées d’air sulfureux.


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