Kusatsu Onsen. En cette période de seishun 18 kippu, les week-ends passent et ne se ressemblent décidément pas. Alors que je n’ai toujours pas fini de relater mon voyage dans les environs de Nagoya, me voilà déjà reparti pour un périple d’une journée dans la bourgade de Kusatsu…

Ces derniers temps, le froid se fait de plus en plus intense, rendant mes départs matinaux plus rudes encore. Un petit déjeuner de fortune acheté au conbini du coin vite avalé et me voilà attendant le train de 6h30. Malgré l’heure, le quai est loin d’être désert – on est jamais seul dans cette ville, j’ai bien fini par le comprendre, et tout le monde tâche tant bien que mal de se protéger des bourrasques glacées qui nous claquent au visage comme des lanières cinglantes. De longues minutes passent. Le train arrive enfin.

Le décor au dehors, d’abord teinté d’une nuit fuyante, s’embrase au fur et à mesure de ma progression vers le nord, mais finit par à nouveau laisser place à la froideur des couleurs tokyoïtes. Qu’importe, le sommeil s’immisce et ma vue finit par se troubler sur le visage bétonné de la capitale. Trois changements et quatre heures plus tard, j’arrive dans la gare de Naganohara-Kusatsuguchi, à partir de laquelle un bus JR m’emmène sur les hauteurs avoisinantes. Au beau milieu des montagnes se cache le hameau de Kusatsu, un panaché d’hôtels, restaurants et boutiques de souvenirs grouillant autour d’innombrables sources chaudes qui ont fait la renommée de la région. Ce micmac moderno-traditionnel est parait-il normal : “Il faut bien loger quelque part!” me dit-on…

Infos pratiques

  • Horaires : le village est toujours accessible, mais les commerces ferment tôt
  • Tarifs : accès libre à de nombreux bains – compter dans les 800 yen pour les endroits payants
  • Accès : en train, depuis Ueno avec le “Limited Express Kusatsu” descendre à Naganohara-Kusatsuguchi (2h30); depuis Tôkyô avec le Jôetsu shinkansen descendre à Takasaki (50mn), puis prendre la ligne Agatsuma jusqu’à Naganohara-Kusatsuguchi (80mn). A partir de Naganohara-Kusatsuguchi, il faut prendre un bus JR (30mn – 670 yens). Il y a également des bus qui font le trajet Shinjuku-Kusatsu Onsen (4h15 – 3900 yens aller-retour).
  • Liens utiles et références : page internet (japonaisanglais)

8 responses

  1. magnifique, cela donne reelement envie d’y aller. Qu’est ce que tu fais comme boulot? J’aimerai avoir le meme^^. sinon c’est quoi “vue du yutabake”?

  2. Salut yo-chan 😉

    >> Qu’est ce que tu fais comme boulot?
    Rien en rapport avec mes déplacements (malheureusement). Je me ballade sur mon temps libre. ^-^

    >> c’est quoi “vue du yutabake”?
    C’est gentil de lire même les légendes de mes photos. 😉 Le “yubatake”, c’est la principale source d’eau chaude de Kusatsu. J’en parlerai prochainement dans un autre billet. 😉

  3. ^^ pardon pour le melange des syllabes^^ et oui je lis même les legendes, je ne fais pas les choses à moitié, de plus tu as prie le temps de les ecrires, donc bon…

  4. Pas de quoi s’excuser, c’est loin d’être évident à lire. 😉

    Merci en tout cas de lire tout en détail. J’aurai une petite pensée pour toi la prochaine fois que je mettrai des légendes. 😉

  5. les sources chaudes, les onsen, je n’ai plus trop envie d’y remettre les pieds… j’ai fait un espèce de malaise une fois, et je n’ai jamais su si c’était en relation avec la chaleur ou autre chose (genre saloperie dévorée au combini du quartier…)…

    je devrais malgré tout retenter l’expérience dans les prochaines semaines. Même si à l’eau, je préfère largement le saké chaud !

  6. Sources chaudes et sake chaud ne sont pas forcément incompatibles. 😉

    Personnellement, je suis plutôt un profane dans cette adoration du dieu bain, vénéré par tant de japonais. Si je ne suis pas contre une petite trempette pour se délasser après le sport, cela reste très court et ne saurait constituer l’objet d’un voyage. J’avoue cependant être un très très gros amateur de rotenburo naturels, les sources chaudes en extérieur. ^-^

  7. On ne peut pas aller à Kusatsu et ne pas tester les onsen! Il y a un énorme rotenburo, très sympa en hiver, Sai no kawara, ainsi qu’un bain historique à faire absolument, Ootaki no yu.
    Plus en effet 7 – sauf erreur – bains publiques.
    Kusatsu dépend vraiment des onsen: on trouve ce “champ d’eau chaude” au milieu du village, juste au pied du temple, les routes sont déneigées par l’eau des onsen et la plupart des habitants et touristes font le tour des bains en yukata, même en hiver…

    sanji

  8. Merci pour toutes ces précisions Sanji. En fait, j’aurais voulu tester Sai no Kawara, mais j’étais le seul amateur de rotenburo du groupe. T_T Ce sera pour une prochaine fois. 😉

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