Lorsque je demandai ce que l’on me conseillait comme plat traditionnel sur Nagoya, on m’indiqua tout de suite les nikomi udon, des pâtes de farine de blé préparées dans un mini-ragoût. Vu le froid qu’il faisait, je me décidai tout de suite à aller rendre visite à Yamamoto-ya Honten, un restaurant visiblement très célèbre pour ce mets…

À mon arrivée, il n’y avait pas de queue mais les tables étaient presque toutes occupées. L’endroit, malgré des prix assez élevés pour un “simple bol de pâtes”, semblait à la hauteur de sa réputation et c’est donc le nez et les papilles en alerte que je me laissai guider par le serveur d’une courtoisie fidèle à la réputation nippone. Une autre serveuse vint m’apporter aussitôt le menu, débutant l’agréable ballet d’un service absolument irréprochable. J’ai eu maintes fois l’occasion de profiter d’un excellent service, mais là, je me sentis vraiment comme un roi.

On répondit tout d’abord gentiment, et surtout précisément, à toutes mes questions sur les plats du menu, me conseillant finalement la spécialité de l’établissement, les nikomi udon côchin iri, en ne manquant pas de me préciser que le riz et les tsukemono – une autre des spécialités de Nagoya – étaient à volonté. Mieux encore, on vint m’en proposer à peine j’avais fini mon plat ! Moi qui suis un gros mangeur, je n’eus vraiment pas le temps de regretter mes yen. Je ne sais pas si le service est toujours aussi parfait, mais, quoi qu’il en soit, je pense que je renouvellerai l’expérience de sortir mon appareil dès le début du repas tout en prenant des notes dans un calepin. 😉

Verdict : Image hosted by Photobucket.comImage hosted by Photobucket.comImage hosted by Photobucket.comImage hosted by Photobucket.comImage hosted by Photobucket.com Cinq cochons bien mérités pour les nikomi udon. Que ce soit la présentation, le service ou la saveur, tout était absolument parfait. L’œuf cru déposé au dernier moment au centre du ragoût finit de lier les ingrédients entre eux lorsqu’on le perce pour en répandre le jaune. Les udon étaient fermes juste comme il le faut, preuve d’une cuisson maîtrisée, et le restèrent jusqu’à la dernière bouchée, signe de qualité de la pâte. J’y retourne sans faute à mon prochain passage!

Infos pratiques

  • Horaires : de 10h30 à 21h30
  • Tarifs : 2310 yen pour les nikomi udon avec cochin
  • Accès : il y plusieurs restaurants rien que sur Nagoya. Si on est à Oasis 21, aller au centre d’information touristique et demander le chemin pour Yamamoto-ya Honten : c’est à 3mn à pied dans l’immeuble Chûnichi mais on n’a pas à sortir
  • Liens utiles et références : page internet (japonais)

8 responses

  1. valou Avatar

    Salut Amano,

    Il y en a un à côté de moi qui bave de voir la photo. Il est vraiment en manque, tellement qu’on prévoit un petit week end à Paris en septembre pour manger des ramens, tempuras et autres mets délicieux… Malheuresement ce sera à paris donc pas aussi bien qu’en août dernier ; )

  2. Même si les prix sont rarement comparables, il y a déjà pas mal de choix à Paris me semble-t-il. Profitez-en bien!

    Et à Bordeaux, c’est toujours le désert à ce niveau-là ?

  3. Anonymous Avatar
    Anonymous

    ViVe le JapOn je suis fan depuis que j’ai un tres tres jeune age !! je veut y vivre plus tard c mon rêve le plus cher !!! Sa doit etre magnifique TokYo la nuit avec toutes ses lumieres etc….
    C’est decide j’economise et quand mes parents voudrons je m’installe là-bas et c’est tout ^.^ Je bace moi aussi devant ses plats et ses tres belles photo ^.^ je crois meme que je vien de trouvé mon nouveau fond d’ecrans !!!

  4. Appétissant tout çà 😉

    Me rappelle une journée de shopping à Tokyo où entre deux boutiques, j’ai dégoté un petit restau à Ramens, miam… Avec distributeur à l’entrée, où en échange de 1 500 yens, un ticket que l’on donne au chef pour commander son ramen 🙂

    Merci !

  5. Anonyme-san,

    Hé bien ! Tu as l’air très motivé ! Si c’est ton rêve le plus cher, fonce !

    Sinon, d’après ton message, tu as l’air d’avoir trouvé une photo à utiliser en fond d’écran. La taille des photos du site n’est pas vraiment idéale pour ce genre d’utilisation, donc si tu peux me dire quelle photo tu as choisie, je la mettrai en ligne avec une plus grande résolution. 😉

    Romain-san,

    Il est vrai que de plus en plus de ramen-ya – les échoppes à ramen – utilisent ce système de tickets. C’est le genre de détails qui font plaisir dans les commentaires : merci pour ce petit témoignage !

    Je suis moi-même un très gros amateur de ramen et je compte bien, un de ces jours, faire un gros billet sur le sujet… et en profiter pour aller me régaler un peu plus. (^-^;

    Tu te souviens quel genre de ramen c’était ?

  6. Oula non… SI ta question est : où était ce ramen-ya, c’était dans uns petite ruelle parallèle aux grandes artères du quartier de Ginza. Si par contre, ta question est plutôt sur le ramen en lui-même, c’était super épicé, à base de viande (du boeuf si mes souvenirs sont bons) mais je n’en sais pas plus, pour la simple et bonne raison que devant ce distributeur où tout était écrit en kanji, j’ai dû demander au chef de m’expliquer. Il ne parlait malheureusement pas anglais (ni français). Ca s’est fini en sortant tous les deux du ramen-ya, en lui montrant une photo d’un plat dans la vitrine. Il a alors choisi pour moi dans le distributeur, pour ensuite me prendre le ticket 🙂

    Bref un exemple de galères qu’un touriste francophone peut rencontrer, mais qui fait plaisir finalement !

  7. valou Avatar

    Romain

    Exactement le genre de situation que l’on a vécu avec mon homme en août dernier quand notre gentil hôte ne pouvait pas nous accompagner. Mais comme tu dis, c’est plutôt marrant en fait. En plus, les Japonais sont vraiment gentils et veulent nous aider mais on comprend rien : )

    Amano, tjs rien sur Bordeaux à part des restos japonais enfin soi disant restos japonais qui ne servent que des sushis, etc… enfin des trucs qu’ils vendent super chers alors que nous on ne rêve que de ramens, tempuras et katsudons : (

    Tu nous en ramèneras en juin STP

  8. Romain-san,

    Je parlais plutôt du ramen en lui-même en effet. 😉 Super épicé avec du boeuf ? Je ne vois pas trop ce que c’est mais ça m’intéresse. Je ferai une recherche à l’occasion !

    Valou-san,

    Pas de problème : une bonne dizaine de katsudon, ça passe inaperçu dans la valise. 😀

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